Vous attendez un message et, à mesure que les minutes passent, une boule se forme dans votre ventre. Ou au contraire, dès qu’une relation devient sérieuse, vous ressentez le besoin de prendre l’air, de garder une porte ouverte. Peut-être vivez-vous les deux, selon les personnes et les périodes de votre vie.
Ces réactions ne sont ni des caprices ni des défauts de caractère. Elles relèvent le plus souvent de ce que l’on appelle le style d’attachement. En tant qu’hypnothérapeute à Lyon 8, je reçois régulièrement des personnes qui ont compris leur schéma, qui l’ont parfois lu dans des livres, mais qui n’arrivent pas à le modifier. C’est précisément là que l’hypnose peut faire la différence, et c’est ce que je vous propose d’explorer ici.
Votre façon d’aimer a une histoire
La théorie de l’attachement, née des travaux de John Bowlby puis de Mary Ainsworth, montre que l’enfant construit très tôt des « modèles internes » : une sorte de carte inconsciente qui répond à deux questions. Est-ce que je mérite d’être aimé ? Est-ce que les autres seront là quand j’en aurai besoin ? J’ai détaillé ces fondements et les quatre grands styles dans l’article Les épreuves inconscientes de la parentalité (partie 2).
Ce que l’on sait moins, c’est que ces modèles ne restent pas dans l’enfance. Dès 1987, les chercheurs Cindy Hazan et Phillip Shaver ont montré que l’on retrouve les mêmes grands styles dans les relations amoureuses adultes. Le partenaire devient, d’une certaine façon, la nouvelle « figure d’attachement ». Et c’est dans le couple que les vieilles blessures se réveillent avec le plus de force.
Les signes d’un attachement insécure dans le couple
Côté anxieux : le besoin d’être rassuré
Vous scrutez les signes d’éloignement, vous relisez les messages, vous avez du mal à vous apaiser seul(e) quand l’autre est distant. La peur d’être quitté(e) prend beaucoup de place, au point de vous faire accepter ce qui ne vous convient pas. Si cela vous parle, l’article Dépendance affective : cette addiction silencieuse complète bien celui-ci.
Côté évitant : le besoin d’air dès que ça devient sérieux
Vous tenez à votre indépendance, vous avez du mal à exprimer vos besoins et la proximité émotionnelle peut vous sembler envahissante. Vous n’êtes pas « froid(e) » : vous avez appris très tôt qu’il valait mieux compter sur vous-même. Le prix à payer, c’est souvent un sentiment de solitude, même à deux.
Le duo anxieux–évitant : une danse qui épuise
Ces deux styles s’attirent souvent. Plus l’un poursuit, plus l’autre se retire, et plus l’autre se retire, plus le premier s’inquiète. Chacun confirme sans le vouloir les peurs de l’autre. Beaucoup de couples que je reçois en thérapie de couple à Lyon sont pris dans cette boucle sans en avoir conscience.
Quelques questions pour faire le point
Quand votre partenaire ne répond pas, quelle histoire vous racontez-vous ? Quand il ou elle se rapproche, qu’est-ce que votre corps a envie de faire ? Ressentez-vous le même schéma d’une relation à l’autre ? Ces réponses ne posent pas de diagnostic, mais elles donnent une première piste.
Bonne nouvelle : la sécurité, ça s’acquiert
Les chercheurs parlent de sécurité acquise (earned security en anglais). Ce terme désigne des adultes qui ont connu une enfance difficile sur le plan affectif, mais qui ont développé à l’âge adulte un attachement sécure. Comment ? Le plus souvent grâce à une relation réparatrice (un partenaire, un ami, un thérapeute) et à un travail de mise en sens de leur histoire.
Autrement dit, votre style d’attachement n’est pas une condamnation. C’est un apprentissage, et ce qui a été appris peut être réappris. La difficulté, c’est que cet apprentissage s’est fait dans le corps et dans l’émotion bien avant de passer par les mots. C’est pour cela que comprendre son schéma ne suffit pas toujours à le changer.
Pourquoi l’hypnose est adaptée aux blessures d’attachement
Les modèles d’attachement sont en grande partie inconscients et implicites : ils se manifestent par des réactions du corps (gorge serrée, cœur qui s’accélère, envie de fuir) plus que par des pensées. L’hypnose travaille justement à ce niveau. En état d’hypnose, l’attention se concentre, le corps se détend, et il devient possible de :
- calmer le système d’alarme qui s’emballe à la moindre distance ou, au contraire, à la moindre proximité ;
- revisiter les situations anciennes où le schéma s’est installé, avec les ressources de l’adulte que vous êtes aujourd’hui ;
- faire vivre de nouvelles expériences de sécurité, que le cerveau enregistre comme des expériences réelles ;
- renforcer l’estime de soi, socle de toute relation équilibrée.
Mon parcours de kinésithérapeute et d’ostéopathe, avant mon diplôme universitaire d’hypnose médicale (Université Lyon 1), m’a appris à porter une grande attention au corps. Dans le travail sur l’attachement, c’est un allié précieux : le corps signale souvent l’insécurité avant que la tête ne la reconnaisse.
Comment se déroule un accompagnement à mon cabinet de Lyon 8
1. Un premier entretien pour repérer votre schéma
Nous prenons le temps de comprendre ce qui vous amène, vos relations passées et présentes, et la façon dont l’insécurité se manifeste chez vous. Cette étape oriente tout le reste du travail.
2. Apaiser le système nerveux
Les premières séances d’hypnose visent souvent à vous redonner la capacité de vous apaiser par vous-même. Je vous transmets aussi des outils d’autohypnose à utiliser entre les séances, dans les moments d’angoisse ou de repli.
3. Revisiter les empreintes anciennes
En hypnose, nous pouvons aller à la rencontre des expériences qui ont forgé votre façon d’aimer. Il ne s’agit pas de tout revivre, mais de leur donner un autre sens et de répondre enfin aux besoins restés en suspens.
4. Installer une base de sécurité intérieure
Peu à peu, nous construisons un sentiment de sécurité qui ne dépend plus entièrement de l’autre : un lieu intérieur où vous pouvez revenir quand la relation vous inquiète.
5. Ancrer le changement dans la vie réelle
Nous observons ensemble comment vos réactions évoluent dans vos relations. Si vous êtes en couple et que votre partenaire le souhaite, quelques séances à deux peuvent consolider ce travail.
Un exercice simple à essayer dès aujourd’hui
La prochaine fois que vous sentez l’inquiétude monter (un message sans réponse, une dispute, un besoin de fuir) :
- Posez une main sur votre poitrine et l’autre sur votre ventre.
- Expirez lentement, un peu plus longtemps que vous n’inspirez, pendant une minute.
- Rappelez-vous un moment, même bref, où vous vous êtes senti(e) en sécurité avec quelqu’un. Laissez revenir les sensations : la chaleur, les sons, la posture.
- Demandez-vous : « De quoi ai-je besoin, là, maintenant ? » et accueillez la réponse sans la juger.
Cet exercice ne remplace pas un accompagnement, mais il entraîne votre système nerveux à trouver le chemin de l’apaisement par lui-même.
Questions fréquentes
L’hypnose peut-elle vraiment changer mon style d’attachement ?
Le style d’attachement peut évoluer à l’âge adulte : c’est ce que montrent les travaux sur la sécurité acquise. L’hypnose est une approche qui facilite ce changement en travaillant sur les réactions émotionnelles et corporelles, là où se loge l’insécurité. Les résultats varient d’une personne à l’autre et dépendent aussi de votre engagement dans le processus.
Combien de séances faut-il prévoir ?
Cela dépend de votre histoire et de vos objectifs. Je vous donne une estimation à l’issue du premier rendez-vous, et nous faisons régulièrement le point ensemble.
Dois-je venir avec mon ou ma partenaire ?
Non. Le travail sur l’attachement est d’abord un travail personnel. Des séances de couple peuvent être proposées dans un second temps si vous le souhaitez tous les deux.
Quelle différence avec la dépendance affective ?
La dépendance affective est souvent l’une des expressions d’un attachement anxieux. Si c’est votre préoccupation principale, vous pouvez lire Sortir de la dépendance affective.
Prendre rendez-vous à Lyon 8
Je vous reçois au 14 avenue Rockefeller, 69008 Lyon, à deux pas de l’arrêt Grange Blanche (métro D, tram T2 et T5). Le cabinet est ouvert du lundi au vendredi de 9 h à 20 h et le samedi de 9 h à 14 h.
Téléphone : 06 67 61 69 61 · Prendre rendez-vous en ligne · Informations pratiques
L’hypnose est une approche complémentaire. Elle ne remplace pas un avis ou un traitement médical ou psychiatrique.